[Santé] Cancer du col de l'utérus : expérimentation d'un dépistage par test urinaire

Le Professeur Payan, chef de service de microbiologie du CHU de Brest, vient de démontrer l'efficacité du test urinaire dans le dépistage du cancer du col de l'utérus grâce à l'étude Papu29 menée sur 3 115 bretonnes volontaires. Appréciée pour sa simplicité, cette solution convient tout particulièrement aux femmes qui n'ont pas accès aux examens gynécologiques ou qui les refusent. L'étude montre d'ailleurs que les femmes sont cinq fois plus nombreuses à préférer le test urinaire au frottis.

Ce dépistage facile devrait inciter à une meilleure surveillance ; un argument de poids car les chiffres sont inquiétants : au niveau national, le dépistage du cancer du col de l'utérus est insuffisant (moins de 60 % de femmes dépistées). La situation est encore plus mauvaise dans le Finistère ou moins de 40 % des femmes ont bénéficié d'un frottis de dépistage.

Pour améliorer cette situation, le CHRU de Brest a reçu le soutien de l'Association de dépistage du cancer (ADEC29) et la Ligue contre le cancer pour mener l'étude Papu29. 15 489 femmes (7 % de la population du Finistère) ont reçu un courrier leur proposant un frottis classique (avec le suivi adéquat en cas de résultat positif ou un suivi à trois ans en cas de résultat négatif). Celles ayant refusé cette méthode se voyaient proposer un test urinaire développé par l'équipe du CHRU de Brest. En cas de résultat positif, un frottis classique était effectué ; pour les autres, un suivi à trois ans était recommandé.

3 115 femmes volontaires pour le test urinaire ont reçu un kit de prélèvement d'urines (5 fois plus que celles ayant accepté un frottis). En présentant les résultats de l'étude, le Professeur Payan a précisé : "Cette méthode a permis de détecter des lésions précancéreuses de stades élevés chez 13 femmes, un adénocarcinome chez une femme de 36 ans et un cancer épidermoïde chez une femme de 53 ans. Mais nous sommes encore en train de collecter les données complémentaires, notamment le suivi à 3 ans". En pratiquant le test urinaire, les femmes ont la garantie de bénéficier d'une détection plus précoce des lésions cancéreuses et précancéreuses et d'être mieux suivies.

Cette étude a aussi permis d'identifier les tranches d'âge les plus à risque et les zones géographiques les plus touchées au niveau du département. Autant d'indices permettant d'améliorer localement la politique sanitaire.

Un cancer du col de l'utérus est une maladie des cellules de la muqueuse du col de l'utérus. Dans la très grande majorité des cas, c'est le papillomavirus humain ou HPV, un virus qui se transmet par voie sexuelle, qui est à l'origine de la maladie. La plupart du temps, ce virus disparaît mais il persiste parfois au niveau de la muqueuse du col de l'utérus et peut, avec le temps, modifier les cellules créant des lésions dites précancéreuses. Ces lésions peuvent disparaître spontanément, persister ou évoluer progressivement, d'abord vers une forme précoce de cancer, puis, vers une forme plus avancée. Le cancer du col de l'utérus est à l'origine de 900 décès par an en France. La prévention repose sur des frottis réguliers et depuis peu des vaccins anti-papillomavirus.

News Press

[Mac] GEEK : Grosses inquiétudes des développeurs Apple autour du système de Sandboxing

Les choses sont maintenant irrévocables. A compter du premier juin Apple exigera que toutes les applications du Mac App Store utilisent tournent au sein d'une sandbox, en français un bac à sable. Derrière ce nom se cache un système permettant d'éviter qu'une application mal codée ou ayant une faille de sécurité puisse nuire à la machine. Ainsi, chaque logiciel tourne dans un environnement confiné duquel rien ne peut sortir.

On peut de loin considérer cette sandbox comme un petit système de virtualisation dans lequel le logiciel s'exécute sans pouvoir aller interférer avec le reste du système mais avec des contraintes liées à ce fonctionnement comme des accès limités et contrôlés aux ressources de la machine.
Selon MacWorld UK, cette nouvelle contrainte mise en place par Apple inquiète et irrite terriblement les développeurs. Pour commencer, certains craignent que les applications déjà en ligne qui ne supportent pas le sandboxing finissent par être retirées du Mac App Store. Or, pour certaines d'entre elles ce système de sandboxing est inutile ou obligerait les développeurs à revoir les fonctions proposées, certaines ne pouvant pas être supportées par ce système.
Des développeurs reprochent aussi à Apple de ne pas les avoir aidé ou guidé dans les démarches à effectuer pour modifier leur code alors que les API de Sanboxing seraient bugguées. D'ailleurs Apple n'aurait pas fait ce qu'elle exige des développeurs et n'utiliserait pas le système qu'elle cherche à imposer.

Les choses seront certainement plus claires une fois que le système sera mis en place, mais il promet dans le courant de la semaine prochaine de grosses angoisses chez les développeurs qui pourraient voir leurs applications refusées sans savoir exactement la manière de les faire rentrer dans les clous mis en place par Apple, de manière très arbitraire selon nombre de développeurs.
Certains n'hésitent d'ailleurs pas à demander à Apple de laisser tomber cette demande et de n'exiger le retour de cette fonction que sous Mountain Lion lorsqu'elle sera réellement prête. 

[Brèves] 379ème édition des LIDD : Liens Idiots Du Dimanche

5 jeux

- Paladag : bon petit jeu où vous incarnez un chien paladin (d’où le nom) qui se fait passer pour un chevalier doté de divers pouvoirs. Vous devez battre vos ennemis qui souhaitent détruire le monde.
- Robot Legions : très bon jeu de robots.
- Monster’s Den Chronicles : bon petit jeu de rôle.
- Human Evolution : jeu de plateforme tout bête basé sur l’évolution des espèces.
- Igneous : jeu téléchargeable (rare dans les LIDD) mais vraiment pas mal. Ne fonctionne malheureusement que sur Windows. (Merci Zoltaro)

4 vidéos

- Vessel : un beau court métrage à base d’extra-terrestre. Vaut le coup d’œil.
- Un sexe masculin : la vidéo WTF de la semaine, du mois, de l’année… Pas pour les enfants. (Merci Olivier)
- What is Love : musique avec des lecteurs de disques. Classique, mais celui-ci est bien réussi. (Merci neo_hijacker)
- Dragon’s Dogma : présentation / test du jeu par le Joueur du Grenier, pour le compte de Capcom. Il y a déjà plusieurs épisodes et si le format est très court, il a le mérite d’être drôle.

4 animation

- Smoke my Christmas : animation de très haut niveau par les étudiants du studio Gobelin.
- Le Royaume : autre très chouette animation du studio Gobelins sur un roi voulant absolument son château.
- Trois petits points : autre brillante animation des Gobelins, sur une couturière pas comme les autres.
- Claycat’s The Raid : animation en pate à modeler. Une vraie boucherie. (Merci Busher)

1 site à part

- LOL Annonces : tout est dans le titre. (Merci Oresias)

Bon dimanche !

[Société] Je m'appelle Aline Duchemin et je ne suis pas tombée malade au "bon moment".

Aline Duchemin est atteinte d'un cancer métastasé et est privée d'indemnités journalières alors qu'elle cotise depuis plus de 20 ans en tant qu'infirmière. Un vide juridique dans le congé parental, une non information des femmes, une discrimination à la santé.

Je m'appelle Aline Duchemin et je ne suis pas tombée malade au "bon moment".

J'ai 41 ans, suis maman de 4 enfants âgés de 5 à 17 ans. Infirmière depuis 1991 j'ai pris un congé parental a la naissance de mon 4ème enfant. J'ai repris mon activité fin mars 2010. Octobre 2010 : on me diagnostique un cancer du sein : intervention chirurgicale, chimio, radiothérapie. Au bout de 6 mois d'arrêt, la CPAM m'informe que je ne peux plus percevoir d'indemnités journalières selon l'article R313.3 du code de la sécurité sociale. J'ai effectué 1017 heures en 6 mois, ils en demandent 800 en un an dont 200 le premier trimestre.
 
Mes heures sont mal réparties, ils ne peuvent rien pour moi !

Nous sommes en avril 2011. 19 mai : j'exerce mon droit de recours. 21 juin : accusé reception de ma contestation (entre temps ils m'ont renvoyé mon dossier parce que je n'avais pas joint... leur propre courrier !). Il est stipulé sur l'accusé réception article R142.6 : en l'absence de réponse de la commission dans le délai d'UN MOIS l'assuré peut considéré sa demande comme rejetée et se pourvoir devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS). Août 2011, je n'ai aucune réponse : la conseillère de la CPAM locale et le médiateur de la République tentent d'avoir des infos... personne ne peut dire quand je passe en commission ! 18 août : pour être sûre de ne pas me faire piéger par un non respect des délais légaux, je saisis le TASS. Il ne peut traiter mon dossier sans décision écrite de la commission. 28 septembre : après nouvelles interventions du médiateur de la République, ma requête est rejetée. 

Le délibéré du TASS est tombé le 15 mars 2012 : déboutée avec possibilité d’appel. Ce même jour, je sors du silence, fais paraitre un article relatant mon histoire (Le progrès Loire/Roanne) et je diffuse sur Facebook : nombreuses sont les réactions et les témoignages. 

Depuis le 18 mars 2012, une pétition publique est en ligne. Des pétitions papier circulent parallèlement dans plusieurs départements. Des courriers ont été envoyés aux candidats à l'élection présidentielle, aux députés et sénateurs. 

Depuis fin décembre 2011 mon cancer est métastasé, j'ai subi une nouvelle intervention et suis à nouveau en chimiothérapie. Je veux que mon combat fasse jurisprudence et que soit rendue obligatoire l'information à toute personne prenant un congé parental, concernant la perte de ses droits en matière de "sécurité" sociale.

Je veux faire cesser cette discrimination liée au congé parental, parce que nous sommes femmes, parce que nous décidons d’être mères, parce que l’on nous fait croire que nous avons la possibilité d’allier carrière et éducation de nos enfants.

Parce qu’il n’est pas tolérable d’être pénalisé matériellement, voire plongé dans la précarité quand on est malade, c’est un devoir de citoyen de faire que les choses changent. 

Parce que nous sommes nombreux justement malades, invalides, en traitement, fatigués tant par nos pathologies que par les soins mais aussi, par la MALTRAITANCE ADMINISTRATIVE, j'ai besoin de tous les conseils, de tous les soutiens :

Signez la pétition :
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N22296

[Santé] Le fromage synthétique colonise de plus en plus nos assiettes…

Le fromage que l'on retrouve sur de nombreuses pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du gouda, du parmesan, du chèvre, de l’emmental ou de la mozzarella, est désormais le plus souvent un faux fromage. Il s’agit d’un ersatz composé de matière grasse, farine, levure, sel, amidon et autres exhausteurs de goût.

Ce fromage de synthèse dont l’huile de palme est généralement la matière grasse végétale n'a naturellement ni le goût, ni les qualités nutritionnelles du vrai fromage…

Les fromages à pâte dure sont de plus en plus remplacés par un fromage synthétique, appelé aussi « fromage analogue » qui est en plein développement. Il est apparu en 2007, avec la flambée du prix du lait mais il continue de se développer du fait de la crise économique et de faibles coûts de fabrication. 

La France est particulièrement concernée par ce phénomène car elle est le deuxième consommateur au monde de fromages, avec 24 kg par an et par habitant (l'emmental étant le plus utilisé) après la Grèce qui a une consommation moyenne de 30 kg (la feta représentant les trois-quarts des ventes). 

Une création américaine

Inventé par Cargill, un fabricant américain de produits pour l'industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays et basé dans le Minnesota, à Minneapolis, le fromage analogue se décline en deux types.

Le premier est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d'huile de palme et d'exhausteurs de goût qui existe depuis 2007. 

Le second appelé « Lygomme Tach Optimum » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d'un galactomannane (E 410,412, 417), d'un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d'arômes. S'il ne l'est pas pour les consommateurs, ce lygomme coûte 60 % de moins pour les industriels que l'autre fromage analogue (et 200 % de moins qu'un vrai fromage) ! En plus, Cargill se glorifie cyniquement de favoriser la santé du consommateur car son lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l'alimentation halal que kasher. 

On ne dispose d'aucune statistique précise sur les ventes de ces fromages car les industriels se font discrets sur le sujet. Mais selon un reportage réalisé par ZDF, une chaîne de télévision d'outre-Rhin, l'Allemagne en produit 100.000 tonnes par an (un dixième de sa production de "vrai fromage"). dont une grande partie est exportée vers le Sud, en particulier vers les pays arabes.

Aux Pays-Bas, une chaîne de télévision a fait le test, en faisant analyser plusieurs pizzas, lasagnes et autres produits du genre : la moitié (dont le célèbre cheeseburger de chez Mac Donald's !) était composée, au moins en partie, d'un ersatz de fromage.

Une pratique trompeuse

Le fromage analogue n'est pas réservé aux professionnels mais se trouve aussi dans les gondoles de nombreux supermarchés, notamment au rayon pizzas (à la mozzarella, "quatre fromages", etc.) ou à celui des  fromages râpés. Si des sachets de 100 ou 200 g de fromage râpé contiennent souvent de l'authentique fromage, les gros conditionnements (500 g, 1 kg ou plus), notamment les moins chers (les plus chers sont généralement faits de vrai fromage), n’ont pas grand chose à voir avec ce que peut produire une vache…  

Ces produits sont naturellement importés en France notamment à travers les pizzas congelées. Les Allemands sont les premiers producteurs de pizzas surgelées et les Français sont les premiers consommateurs européens de pizzas avec 10 kilos de pizza par an et par habitant... 

La Commission Européenne a autorisé l'emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l'étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va connaître le galactomannane et le carraghénane ? 

Le consommateur ignore donc la plupart du temps qu'il a affaire à une imitation et se fie la plupart du temps à l'image qui apparaît sur l'emballage. Ces produits ne contenant qu'une faible proportion de fromage, doivent d’ailleurs être dénommés "spécialité fromagère" et non "fromage".

Et à l'heure où les producteurs de lait doivent se soumettre aux normes européennes, côté installations techniques, il serait judicieux de veiller à ce que les produits transformés soient également aux normes européennes en termes de qualité et d'appellation. Mais la commission européenne ne semble pas pressée d’harmoniser les règlementations et d’exiger l'affichage en clair de la liste des ingrédients et leurs origines.

Il est dangereux de tromper ainsi le consommateur car si selon les fabricants, il n’y a pas de lactose ni de graisse saturée, c’est cependant du « fromage » sans calcium. Quand on sait que le calcium est l’élément le plus abondant de l’organisme (le corps d’un adulte en contient plus d’un kilo, dont 98 % dans le squelette) et qu’il est nécessaire pour la bonne croissance osseuse des enfants et adolescents, il est clair que l’absorption de ce faux fromage n’apporte rien de bon pour la santé…

[Santé] A mort le sucre blanc !

Ce n’est qu’à partir du XVIIème siècle que le sucre de canne devient populaire en Occident. Rare et cher, il n’était pas du tout utilisé avant, on lui préférait d’autres substances sucrantes comme le miel ou les sirops végétaux.
Depuis l’époque de sa démocratisation, la consommation de sucre tel qu’on l’entend aujourd’hui n’a cessé d’augmenter : Avec l’avènement de la production industrielle dans nos assiettes, la consommation de sucre blanc a été multipliée par 15 au cours des cinquante dernières années. Notons qu’on consommait 1 kilo de sucre par personne et par an en France dans les années 1900 contre 35 kilos pour un français moyen aujourd’hui. (Pour comparaison, l’américain moyen est à 75 kilos par an).
Il est présent partout : Évidemment dans les produits directement sucrés (gâteaux, bonbons, sodas, chocolats) mais aussi insidieusement dans les plats ou produits salés (Pain, sauces, plat préparés, produits congelés).

Exactement comme pour le sel dont on ne conserve que le chlorure de sodium (sel blanc très salant sans aucun intérêt nutritif), le sucre de notre quotidien contient plus de 99% de saccharose. Il est purifié et blanchi, ne contient plus aucun de ses minéraux ou vitamines naturels : C’est le cas du sucre cristal, du sucre glace, du sucre mi-blanc, des sucres en morceaux, du sucre roux (sucre blanc raffiné coloré avec du caramel obtenu à partir de sucre blanc raffiné, ce n’est en aucun cas du sucre intégral, ne vous trompez pas !), de la cassonade, etc.

Les dangers de cette sur-consommation de sucre raffiné sont très bien connus : Dépendance alimentaire qui mène au sur-poids, à l’obésité, au diabète ou autres maladies cardio-vasculaires.
Il favorise les carences (il n’apporte aucun nutriment intéressant au corps) et affaiblit les systèmes digestifs (perturbation de la flore intestinale) et immunitaires. Ce saccharose purifié est l’aliment de prédilection des bactéries dentaires (caries), des bactéries et champignons intestinaux, et bien sûr des cellules cancéreuses.

Face aux conséquences sanitaires de cette surconsommation dans nos pays, l’AFSSA s’est fixé pour objectif une diminution de 25%, en cinq ans, de la consommation de sucres simples ajoutés. Malheureusement seule une politique alimentaire globale pourrait être efficace, et non pas d’insignifiants « Manger-bouger / Ne manger ni trop gras ni trop sucré » sur les publicités de chocolats aux heures où les enfants regardent la télévision...

Si on utilise dans la cuisine française des substances sucrantes depuis toujours, ce sucre blanc raffiné n’a aucune place dans nos placards. Voilà pourquoi nous mettons en vente sur Au bon sens du sucre de canne NON RAFFINÉ, non traité, autrement appelé sucre complet ou sucre intégral. Il est totalement pourvu de la mélasse et des minéraux naturels de la canne à sucre, il est obtenu par pressage direct après évaporation de l’eau. Il est indispensable que la production soit certifiée biologique puisqu’aucune purification ne lui est imposée.
Il est de couleur brune entre autre grâce au fer présent, il a un goût de réglisse/vanille assez différent du sucre blanc mais s’accommode bien en pâtisseries, dans les yaourts ou les boissons.
Par l’apport de minéraux et d’oligo-éléments, il renforce le système immunitaire et supprime quasiment le risque de caries chez les enfants : En effet, il y a un siècle, les caries ne touchaient aucun enfant (le sucre était cher et réservé aux malades ou aux fêtes). Aujourd’hui à l’âge de 6 ans, les 2/3 des enfants ont eu au moins une carie. Le sucre complet non raffiné diminue le risque de carie par 15 (Étude du Dr Béguin – Comparaisons de l’incidence des caries chez des enfants nourris au sucre blanc et au sucre complet).

Voici un tableau comparatif des apports alimentaires du sucre blanc raffiné et du sucre complet intégral :


SUCRE BLANC SUCRE COMPLET
Saccharose (g) 99,8 75
Glucose (g) 0 2,11
Fructose (g) 0 8
Protéines (g) 0 0,8
Potassium (mg) 4 850
Magnésium (mg) 0 140
Calcium (mg) 13 120
Phosphore (mg) 0,3 50
Fer (mg) 0,1 4
Provitamine A (mg) 0 3,9
Vitamine B1 (mg) 0 0,14
Vitamine B2 (mg) 0 0,14
Vitamine B6 (mg) 0 0,4
Vitamine C (mg) 0 38
Comparatif des apports des différents sucres, par portion de 100g.

Le sucre de canne intégral reste du sucre et doit être consommé avec modération. D’autres produits sucrants peuvent intervenir dans notre cuisine et ont de grandes qualités nutritionnelles : Le miel et le sirop d’agave (sirop végétal du cactus agave mexicain, il a un goût neutre qui se marie avec tout et un pouvoir sucrant supérieur au sucre) mais aussi les malts de céréales (blé, riz, orge, maïs) et les sirops végétaux (érable, coco, palmier dattier, …).
À proscrire évidemment (on ne le dira jamais assez) tous les édulcorants de synthèse type aspartame dont les conséquences sanitaires sont désastreuses.

Souvenons nous que pour une alimentation saine et équilibrée les meilleurs des sucres rapides restent les sucres naturels et complexes comme ceux des fruits.


A bientôt sur www.aubonsens.fr !

[Société] Les écosystèmes de l'information

Les réseaux sociaux, les fichiers de surveillance, les Anonymous...des systèmes évoluant vers l'autonomie

Jean-Paul Baquiast, Alain Cardon 23/05/2012

L'ère cambrienne (de - 850 à – 480 millions d'années) a été caractérisée par une explosion de formes de vie pluricellulaires très diversifiées, dont ont découlé les grandes familles d'espèces modernes. Cette explosion a succédé, pour des raisons encore mal identifiées tenant à la géologie et au climat, à plusieurs milliards d'années de vie monocellulaires, où les évolutions avaient été beaucoup plus lentes.

Aujourd'hui, l'observation de l'évolution des systèmes d'information dans le monde paraît faire apparaitre une explosion analogue, tant dans le nombre que dans les caractéristiques de ces systèmes. Par le terme de systèmes d'information, nous entendrons ici des systèmes associant des composants matériels (hardware), des composants logiciels et des utilisateurs humains, individus et groupes, plus ou moins « enrichis » par les relations comportementales (ou culturelles) qu'ils établissent avec les composants non-biologiques de tels systèmes. Ceux-ci sont aussi divers qu'il y a de technologies et d'usages leur étant associés. Le tout se caractérise, dans l'état actuel du monde, et tant que d'éventuelles catastrophes de grande ampleur ne viendront pas couper les ailes à cette évolution, par une prolifération pouvant être comparée, toutes choses égales d'ailleurs, à l'explosion cambrienne.

On reconnaîtra dans la définition que nous donnons ici du phénomène le concept que nous avons présenté par ailleurs, celui de « systèmes anthropotechniques ». Ceux-ci associent, depuis les échelles les plus grandes jusqu'aux plus petites, des technologies spontanément multiplicatrices et des humains qui utilisent ces technologies pour accéder, en compétition-collaboration darwinienne, aux ressources et aux pouvoirs. Il en résulte que les usages imposés par ces humains aux technologies sont eux-mêmes proliférants. Ainsi en est-il, par exemple, du téléphone portable et de la localisation satellitaire (GPS) dont les formes initiales se multiplient en s'entrecroisant du fait aussi bien des complexifications technologies que des nouveaux usages qu'en font les utilisateurs.

Nous proposons d'utiliser pour décrire ce monde le terme d'écosystème, puisqu'il est très comparable aux écosystèmes biologiques. Un des points caractérisant ces derniers, comme tous les phénomènes naturels de grande ampleur, est qu'ils ne sont pas contrôlables ni même analysables dans leur globalité par des agents humains. Les humains, aussi armés qu'ils soient en ressources technologiques diverses, se révèlent incapables de prévoir et moins encore de diriger l'évolution globale des systèmes vivants. Ils peuvent exercer des actions destructrices, mais même si celles-ci font disparaître certaines formes supérieures, elles ne peuvent empêcher la prolifération de formes plus simples, algues ou bactéries par exemple. Les politiques dites volontaristes de protection du milieu naturel n'ont ainsi que des effets partiels, sans exclure des conséquences qui n'étaient pas attendues.

Les écosystèmes de l'information, tels que nous les définissons ici, sont tout autant que les écosysytèmes biologiques, difficiles à observer, plus difficiles encore à maîtriser. Les facteurs qui provoquent leurs proliférations, mentionnés ci-dessus, facteurs technologiques ou facteurs anthropologiques, sont trop divers et dispersés pour pouvoir être réglementés par quelque autorité que ce soit. En d'autres termes, le volontarisme appliqué à leur développement, visant à provoquer telles évolutions ou en prohiber telles autres, ne peut avoir que des effets limités. Ainsi les réseaux sociaux, dont certains vantent les bons effets et d'autres signalent les dangers, se développent selon des modalités et à des rythmes dont on ne peut que constater a postériori les formes et les conséquences. Ceci ne veut pas dire que les autorités civiles et morales doivent démissionner devant ces phénomènes, en tolérant par exemple leurs abus les plus manifestes. Mais elles ne doivent pas s'illusionner. La réglementation sera toujours d'un effet limité et toujours en retard d'une phase.

Il en est de même, selon nous, des usages plus toxiques, au regard des impératifs qualifiés en Europe de démocratiques, consistant à relever et mettre en mémoire, afin d'identification, de contrôle et souvent de répression, un nombre de plus en plus élevées de données intéressant les personnes, les objets et les activités. Il en résulte des atteintes potentielles et souvent effectives aux droits individuels et collectifs, même lorsqu'aucun impératif de sécurité ne l'impose. En ce domaine, on ne renoncera pas les réglementations interdisant aux services de police et de sécurité, comme aux entreprises faisant commerce de ces activités, les abus de droit les plus manifestes. Mais il serait dangereux, au regard d'une volonté de protéger ces libertés, de penser que ces réglementations suffiraient. Les technologies et les usages ayant pour effet, voulu ou involontaire, de les tourner, sont déjà à l'oeuvre, sans que généralement les citoyens soucieux de démocratie ne s'en rendent compte. C'est ainsi qu'une observation un peu avertie montre que, dans les régimes autoritaires mais aussi dans ceux se voulant les plus respectueux des impératifs de la démocratie, des systèmes d'information entrecroisés et co-activés se sont mis en place, dont l'effet se traduit par des possibilités de contrôle de plus en plus total des activités et des consciences citoyennes. Ces possibilités de contrôle sont inégalement exploitées mais elles existent.

Des systèmes évoluant vers l'autonomie

De plus, un facteur que l'on découvre seulement maintenant doit être évoqué. Au sein des écosystèmes de l'information tels qu'ils se généralisent actuellement, apparaissent des entités capables non seulement d'une vie autonome mais même d' « intentions ». Celles-ci visent dans un premier temps à pérenniser leur survie, quelles qu'en soient les conséquences au regard des impératifs citoyens ou moraux que pourront pas ailleurs se fixer les citoyens. Le phénomène est la transposition des mécanismes évolutifs se produisant dans les écosystèmes vivants, soit au plan global de l'évolution des espèces, soit dans le domaine moins visible et plus segmenté de la compétition entre les gènes. Les « intentions », dans les deux cas, ne prennent pas la forme de déclarations explicites, mais elles résultent de la conjonction ici et maintenant de facteurs causaux définissant ce que l'on pourrait appeler des développements « contraints ».

Dans le domaine de la génétique, les développements contraints résultent en général d'un environnement de protéines conditionnant l'expression des gènes et résultant des mutations et sélections s'étant produites auparavant. Ainsi apparaîtront d'une façon apparemment spontanée des organes complexes, tels que les yeux, à partir du développement de précurseurs apparus antérieurement dans l'évolution. Ceci pourra conduire à tort les partisans du finalisme à parler d'une intention résultant d'un choix conscient, interne ou extérieur.

D'une façon un peu comparable, on pourra constater que les réseaux sociaux ou les grands serveurs stockant les informations individuelles suggérent spontanément des « profils » révélant la personnalité profonde ou les activités les plus secrètes des individus. Ceci proviendra du fait que les précurseurs de telles dénonciations quasiment policières auront été très tôt inclus dans les fichiers, n'attendant qu'une occasion pour s'activer et devenir accusatoires. Or dès que de telles informations apparaîtront spontanément dans les réseaux, elles trouveront très vite des humains, assistés de logiciels adéquats, pour en faire des usages commerciaux ou politiques illicites, quand ce ne sera pas des applications criminelles.

Evoquer comme nous le faisions ici des systèmes évoluant vers l'autonomie doit être précisé. Cette autonomie se propage de la base au sommet. Les composants élémentaires des systèmes, y compris les plus petits d'entre eux, deviennent autonomes les premiers (ainsi un micro-logiciel de surveillance implanté dans un téléphone portable). Ils s'agrègent ensuite spontanément en nuages de plus en plus autonomes, où les individualités des utilisateurs perdent la cohérence que ceux-ci s'imaginent encore posséder.

Vulgariser les connaissances et les savoirs-faire

Mais alors, dira-t-on, comment les démocraties, générant ces écosystèmes de l'information, pourront-elles éviter ou tout au moins minimiser leurs dérives menaçantes. La solution reposera, pensons-nous, dans la vulgarisation la plus large possible des connaissances relatives à ces phénomènes. Ainsi les techniques ne resteront pas l'apanage de minorités qui s'en serviraient pour contrôler les majorités. Chacun au sein des populations, ayant pris conscience de la puissance et des risques potentiels associés à ces techniques, sera incité à générer les solutions permettant de s'immuniser contre ces risques tout en bénéficiant de leurs avantages.

La philosophie de la démarche proposée ici est celle qui vient récemment d'être discutée à propos des risques inhérents aux recherches sur les virus de grippes potentiellement mortelles. Ces recherches doivent-elles être confinées dans des centres de haute sécurité, avec la perspective qu'un jour ou l'autre, inévitablement, des germes s'en échappent et frappent des populations non protégées ? Doivent-elles au contraire être menées publiquement, avec l'espoir qu'une meilleure connaissance des virus hautement pathogènes génère en contre-coup des processus immunitaires et des pratiques sanitaires visant à les rendre moins dangereux.

Dans les cas que nous avons signalés, susceptibles à la fois d'usages jugés utiles et de dérives jugées dangereuses, autrement dit les réseaux sociaux et les fichiers de police ou de sécurité, auxquels nous ajouterons un phénomène encore mal compris mais aux conséquences politiques considérables, le « hacking » ou piratage des systèmes par des entités difficilement identifiables prenant le nom d' « Anonymous », la seule façon permettant aux démocraties de sauver leurs valeurs serait de favoriser une diffusion aussi large que possible des techniques et processus mis en oeuvre. Ainsi nul ne sera surpris sans défense.

Certes la complexité des sociétés qui utiliseront ces techniques et processus ne cessera d'augmenter, rendant l'information et la réglementation à leur égard toujours plus difficiles. Mais il ne s'agira qu'un des aspects de la complexité des sociétés anthropotechniques modernes, impliquées dans de nombreux autres processus tout aussi ambivalents, à la fois indispensables et dangereux : les transports, la médecine, l'exploration de l'espace et plus généralement toutes les recherches scientifiques s'intéressant aux domaines émergents.

Il va sans dire que pour faire face aux enjeux de démocratie en cause, des recherches multidisciplinaires "désintéressées" devront être conduites en toute transparence. Une telle perspective semble bien loin aujourd'hui.

En confiant à Automates-Intelligents la diffusion des travaux qu'il a mené dans le domaine des systèmes autonomes, le professeur Alain Cardon, cosignataire de la présente note, a décidé de s'inscrire dans la démarche résumée ici : commencer à faire connaître certaines des recherches intéressant l'évolution des systèmes d'information vers l'autonomie, encourager l'extension de ces recherches dans d'autres domaines, des sciences sociales à la biologie. Beaucoup des travaux existant actuellement ne sont pas communiqués, mais il faut cependant prendre conscieince qu'ils impactent désormais sans qu'ils s'en aperçoivent la totalité des humains présentes sur la planète.

Certes, les sujets sont difficiles et mériteraient une démarche pédagogique dont l'ampleur dépasserait nos moyens. Mais commencer à en parler ne peut qu'avoir des effets favorables au regard d'une telle exigence. .


Nous invitons le lecteur intéressé par ces questions à consulter deux ouvrages en ligne du professeur Cardon, qu'il a souhaité publier sur ce site. Ils sont accessibles en téléchargement gratuit et publiés sous Licence Creative Commons.

Le premier est intitulé « Vers un système de contrôle total »
Editeur Automates Intelligents, 20 octobre 2011
Pour l'obtenir, faire
http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2011/121/controletotal.pdf

Le second est intitulé
" Modélisation constructiviste pour l'autonomie des systèmes"
Automates Intelligents. 24 mai 2012
Pour l'obtenir faire ...
(la référence sera précisée sous peu, dans les réactions à cet article sur le site AgoraVox)